Le vignoble alsacien est le fruit d’influences à la fois germaniques et romaines, qui à travers le millénaire et notamment au Moyen-Âge, produisait des vins parmi les plus prestigieux d’Europe, pour connaître son apogée au cours du XVIème siècle. L’Alsace, à l’époque, faisait partie intégrante de l’Empire Romain Germanique, et fut de ce fait épargnée par les ravages de la guerre de Cents Ans. Mais une guerre pouvant en cacher une autre, la guerre de Trente Ans la toucha de plein fouet, victime des pillages, des épidémies et de tous les aspects négatifs que peut apporter la guerre. (Si tant est qu’ils y aient des aspects positifs ; mais passons…)
Une catastrophe n’arrivant jamais seule, l’Alsace n’échappa pas à l’invasion du phylloxéra, en 1668. Ce minuscule puceron jaune importer des Etats-Unis et qui s’attaque aux racines de la vigne. Après la guerre de 1870, l’Alsace devint allemande, et l’on arracha les plants nobles pour des cépages gros producteurs afin d’augmenter les rendements.
C’est à partir des années 20 que le vignoble alsacien et ses viticulteurs mettent sur pieds une politique orientée vers la qualité afin de produire des vins raffinés selon des méthodes consciencieuses. Leurs efforts sont récompensés par l’attribution des Appellations d’Origine Contrôlée, en 1962 pour l’AOC Alsace, en 1975 pour l’AOC Alsace Grand Cru, et en 1976 pour l’AOC crémant d’Alsace en 1976.
Aujourd’hui encore, on peut trouver en Alsace des Maisons fondées il y a plus de 400 ans !